Vol.27, N°4 (2025) - Article 1
Influence de l’utilisation de la calebasse traditionnelle dans la fermentation du lait au Niger
Au Niger, le recours à la calebasse pour la fermentation du lait demeure une pratique courante basée sur le savoir endogène. Aussi, ce travail est réalisé afin de statuer sur l’influence de cette calebasse dans la fermentation du lait. Pour ce faire, il a été mis en fermentation du lait dans des calebasses préalablement lavées avec des racines de prosopis africana. Ainsi, deux modes de fermentation avec répétition, ont été utilisés à savoir la fermentation spontanée et celle avec ajout du lait fermenté. Cependant, un témoin a été considéré dans pots en plastic non hermétiquement fermé. Le pH et l’acidité dormic ont étés observés au cours de la fermentation (36°C ± 2°C / 24 h) suivant un prélèvement avec période de 4h. Aussi, des analyses microbiologiques ont été réalisées sur le lait cru utilisé et les laits caillés. Les résultats du suivi de la fermentation ont montré qu’il n’y a pas de différence du pH et de l’acidité entre les calebasses, mais elles sont statistiquement différentes avec les témoins en pots. Au bout de 16h la fermentation est effective en calebasse (pH = 3,86 et D = 88,35-90,20) et présente une structure facilitant l’écumage. Le nettoyage des calebasses avec des racines de prosopis africana n’a pas porté un effet d’inhibition sur les microorganismes ; D’où la contamination croisée du lait caillé par la calebasse (2,89 ±0,78x107 UFC/ml pour la calebasse sans ferment). L’ajout de ferment (lait fermenté) dans le lait est aussi une source probable de contamination du lait avec une différence observée en FMAT et en E. coli par rapport à la calebasse sans ferment, qui est respectivement de 18,11x1010 et de 33,81x104. Compte tenu de l’importance physique de la calebasse dans la fermentation du lait, la désinfection s’avère être une nécessité afin de garantir des produits laitiers de bonne qualité.