Vol.27, N°4 (2025) - Article 8
Évaluation environnementale du champ captant de Songon destiné à l’approvisionnement en eau potable à Abidjan, Côte d’Ivoire
L’objectif de cette étude est d’identifier les potentielles sources de pollution susceptibles de contaminer les eaux du champ captant de Songon. L’image satellitaire Landsat OLI 8 a été utilisée pour la cartographie de l’occupation du sol avec la méthode de maximum de vraisemblance. Le MNA a servi à générer la carte des pentes. L’exploitation des fiches techniques a permis d’avoir les coordonnées géographiques et les coupes géologiques des quinze (15) forages du champ captant. Les analyses in-situ ont été effectuées par un multi paramètre et celles au laboratoire à l’aide d’un chromatographe en phase liquide à haute performance de type SHIMADZU. Les résultats montrent que l’occupation du sol de Songon comprend quatre (4) classes : les sols nus, les bâtis, les cultures industrielles et la mosaïque de cultures vivrières. Le champ captant se situe dans une zone de très faibles pentes (0 à 5%), c’est à dire une zone d’accumulation et d’infiltration. Le sous sol est très perméable car essentiellement constitué de latérite, sable fin, sable argileux et sable grossier. L’eau souterraine de Songon a un pH acide, compris entre 4,3 et 4,39. Les teneurs en nitrates, phosphates et pesticides varient respectivement de 2,5 à 6,8 mg/L, 0,15 à 0,24 mg/L et 6,5 à 8,5µg/L. Ces concentrations sont acceptables pour la consommation humaine car inférieures à la norme de l’OMS. Cependant, leur présence témoigne d’une pollution d’origine domestique et agricole.