Vol.27, N°5 (2025) - Article 4

Influence des couches d’altération sur la productivité des aquifères fissures de Côte d'Ivoire : cas des formations archéennes de la région de Tonkpi, Ouest de la Côte d’Ivoire

L'étude de la caractérisation des aquifères fissurés des formations archéennes de la région de Tonkpi s'est appuyée sur une analyse statistique des paramètres de forages en relation avec la productivité des forages d'eau. Elle a pour objectif de mettre en évidence le lien entre le niveau d’altération et la productivité des aquifères d’une part, et d’établir aussi les liens éventuels entre les différents paramètres de forages et la productivité des aquifères d'eau de la région d’autre part. Les résultats obtenus révèlent que les profondeurs les plus productives se rencontrent entre 40 et 75 m. Les épaisseurs d’altération pour lesquelles les forages sont productifs sont comprises entre 5 et 30 m. La majorité des forages de la région se range dans la catégorie des débits moyens à débits forts c'est à dire les débits supérieurs à 5 m3/h. Les arrivées d’eau les plus productives se localisent autour de 60 m. Les quartzites et granites constituent les formations géologiques les plus productives par rapport aux diorites et aux gneiss. Outre ces caractéristiques, la productivité des forages dépend aussi de la disposition des couches altérées. En effet, les débits sont importants lorsque l'épaisseur d'altération est importante. Mais cet avantage est limité lorsqu'au toit de la couche altérée se trouve une couche d'argile qui empêche l’alimentation verticale de la nappe des réservoirs fissurés par l’eau de pluie. C'est le cas des diorites qui, malgré l'épaisseur d'altération relativement importante, présentent des débits relativement faibles parce que les premiers horizons de l'altération sont constitués d'une couche d'argile rendant ainsi difficile l'infiltration directe à partir des précipitations.

Telecharger l'article complet