Vol.29, N°1 (2026) - Article 2

Évaluation des paramètres agronomiques et de la rentabilité financière du compost enrichi au Trichoderma harzianum dans la production du niébé en zone nord -soudanienne

Face à la dégradation croissante des sols et à la cherté des engrais minéraux, l’utilisation d’amendements organiques biologiquement enrichis s’impose comme une alternative durable pour les systèmes agricoles Burkinabè. C’est dans le but d’accroitre la production du niébé en apportant un compost organique dont le phosphore est immédiatement disponible pour les plantes que cette étude dont l’objectif est d’évaluer l’importance du compost enrichi au Trichoderma harzianum sur la production du niébé en vue d’améliorer la sécurité alimentaire au Burkina Faso a été initiée. Pour ce faire, un dispositif en blocs complètement randomisés comprenant sept (07) traitements et trois (03) répétitions, avec des doses variant de 5 à 20 t.ha-1 de compost enrichi a été réalisé sur le site expérimental de Kamboinsé. Les traitements appliqués étaient : T0 = témoin absolu (sans fertilisant) ; T1 = 100 kg.ha-1 de NPK ; T2 = 5 t.ha-1 de compost enrichi (CETh) ; T3 = 10 t.ha-1 de CETh ; T4 = 12,5 t.ha-1 de CETh ; T5 = 15 t.ha-1 de CETh ; T6 = 20 t.ha-1 de CETh. Les résultats ont montré que la dose de 10 t.ha -1 a permis d’obtenir le meilleur rendement grain (1949 kg.ha-1) soit un gain de 100,19 % par rapport au témoin non fertilisé. L’analyse financière montre aussi que ce traitement (T3) présente un ratio valeur coût de 1,3 et un indice d’acceptabilité de 1,5, traduisant une bonne rentabilité financière. Ainsi l’application raisonnée du compost enrichi au Trichoderma harzianum à la dose de 10 t. ha-1 apparait non seulement comme une solution écologique pour l’amélioration de la fertilité des sols, mais aussi comme une voie prometteuse pour une agriculture plus rentable et plus résiliente.

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