Vol.28, N°2 (2026) - Article 8
Quantification et caractérisation physico-chimique du lixiviat des ordures ménagères : étude expérimentale
La quantité des ordures ménagères a connu au cours des dernières décennies un accroissement rapide en raison de l’urbanisation accélérée, la croissance démographique et l’intensification des activités anthropiques. L’objectif de la présente étude est de caractériser le lixiviat des ordures ménagères à l’échelle expérimentale. Des ordures ménagères d’une quantité totale de (6 kg), composées de 01 Kg de chaque constituant (épluchures de fruits, légumes, pommes de terre, ignames, patates et restes d’aliments) ont été mis en tas dans un récipient durant 3 mois. Les méthodes utilisées pour caractériser (les nitrates, les phosphates, les sulfates, les matières en suspension, le phosphore total et l’azote total) du lixiviat sont respectivement (la spectrométrie d'absorption moléculaire, la néphélométrie, la spectrométrie d'absorption moléculaire au molybdate d’aluminium, la filtration sur fibre de verre, la spectrométrie au molybdate d'ammonium et l’azote kjeldahl). Les échantillons ont été prélevés à deux semaines, un mois, deux mois et trois mois de l’expérimentation. Le pH enregistré est acide (5,06). Les valeurs des concentrations exprimées en mg/L au bout de trois mois sont caractérisées par une absence totale du nitrate, 34 pour le phosphate, 960 pour les sulfates, 205 pour les MES, 76 pour le phosphore total, 660 pour l’azote total, 69500 pour la DCO, 22000 pour la DBO5 avec un rapport DBO5/DCO de 0,316. Durant 3 mois d’expérimentation le volume total de lixiviat recueilli est de 277 mL. Les résultats obtenus attestent que le lixiviat n’ayant pas subi de dilution des eaux pluviales comme dans les décharges non contrôlées au bout de cette période est un lixiviat intermédiaire avec un indice de biodégradabilité faible.