Vol.28, N°3 (2026) - Article 2
Caractérisation des ouvrages d’assainissement pluvial dans la rive gauche du fleuve Niger : cas des quartiers du bassin de Gounti-Yéna
Niamey, la capitale du Niger connait une extension rapide insuffisamment maitrisée. Cette expansion géographique est accompagnée par l’implantation des habitations humaines généralement dans des zones non aménagées. Gounti-Yéna, affluent actif du fleuve Niger est occupé par plus de 90 quartiers. Certains de ces quartiers subissent depuis quelques années des inondations liées aux ruissèlements des eaux pluviales combinées à la remonté de la nappe. Ce qui provoque des perturbations sur la circulation des personnes et de leurs biens. L’étude porte sur la caractérisation du réseau de drainage et les techniques de gestion locale des eaux pluviales. L’approche méthodologique est basée sur une recherche documentaire suivi des enquêtes auprès des responsables communaux et communautaires et des observations terrain. Les principaux résultats montrent que plus de 50 % des caniveaux sont obstrués par les déchets solides et ensablés par le transport des terres ; le constat qui se dégage fait état d’un manque d’entretien liés à ces ouvrages. A cela s’ajoute l’intensification de la pluviométrie couplée au blocage des systèmes de drainage naturels par les constructions engendrant ainsi des stagnations d’eaux dans les rues, les ravins, etc. Une situation qui favorise le développement des agents pathogènes, vecteurs de plusieurs maladies hydriques et à transmission vectorielles. Face à cette insuffisance, la population utilise des méthodes fragiles comme la pose de sable et l’ouverture de tranchés afin d’essayer de dévier l’eau et espérer se protéger et ainsi que les biens. Ces techniques traditionnelles peuvent aggraver la situation de crue plus en aval ou provoquer des risques de santé. Des solutions concrètes doivent être envisagées pour améliorer la gestion des eaux pluviales.