Vol.28, N°4 (2026) - Article 3

La répartition spatiale des installations solaires photovoltaïques en fonction du gradient urbain : cas de Ouagadougou au Burkina Faso

Depuis la fin de la colonisation, les capitales africaines, Ouagadougou en particulier, connait plusieurs phases évolutives aussi bien sur le plan spatial que démographique. De 59126 habitants en 1960, elle passe à 172 661 en 1975 puis à 1475223 en 2006 et à plus de 2,4 millions en 2019. Sa croissance démographique rapide est liée au taux d’accroissement naturel élevé et aux flux migratoires dominés par un exode rural sans précédent au lendemain des indépendances. Les installations solaires photovoltaïques dans les ménages à Ouagadougou connaissent trois niveaux d’évolution depuis 2009 suite à l’adoption des politiques énergétiques basées sur la libéralisation du secteur de l’énergie, la promotion des énergies renouvelables et l’exonération des équipements solaires photovoltaïques. En 2018, suite à l’arrêté interministériel portant sur l’exonération des équipements solaires, le coût de ces équipements baisse et les ménages de toutes les couches sociales se réapprovisionnent massivement en énergie solaire photovoltaïque afin de faire face aux limites d’approvisionnement du réseau national de distribution. L’objet de cette étude est de montrer la dynamique spatiale des installations solaires photovoltaïques en fonction du gradient urbain et d’expliquer la variation des installations solaires photovoltaïques dans les ménages du centre-ville vers les espaces périphériques. Cette étude vise à montrer la capacité de résilience des ménages face aux défaillances des services publics énergétiques.

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